Une ONG humanitaire vit rarement d'un seul bailleur. Savoir qui finance quoi dans votre pays est la première étape : les pages pays de ce site montrent, pour l'année en cours, les bailleurs présents, les organisations qu'ils financent et les secteurs couverts.
1. Les grandes familles de bailleurs
- Bailleurs publics (États) : États-Unis, Allemagne, Union européenne (ECHO pour l'urgence, INTPA et NEAR pour le développement), Royaume-Uni, Norvège, Suède, Japon, Canada, Pays-Bas… Ils financent surtout via les agences de l'ONU et les ONG internationales, de plus en plus via les fonds communs.
- Fonds communs : le CERF (mondial, réservé aux agences de l'ONU) et les fonds humanitaires pays (CBPF), ouverts directement aux ONG nationales et internationales.
- Agences de l'ONU : elles redistribuent une grande partie de leurs fonds à des ONG partenaires (accords de partenariat avec le HCR, l'UNICEF, le PAM, l'UNFPA…).
- Fondations et secteur privé : Gates, fondations nationales, entreprises. Montants plus petits mais plus souples.
2. Les enregistrements à faire avant tout appel
- UN Partner Portal : profil unique pour répondre aux appels à partenariat de plusieurs agences de l'ONU.
- Union européenne : numéro PIC sur le portail Funding & Tenders ; pour ECHO, le certificat de partenariat humanitaire.
- États-Unis : identifiant UEI sur SAM.gov, puis compte Grants.gov.
- Fonds humanitaire pays : enregistrement sur le système de gestion des subventions d'OCHA, puis évaluation des capacités (due diligence) qui fixe votre niveau de risque et le montant auquel vous pouvez prétendre.
3. Préparer l'organisation
Les bailleurs regardent d'abord : statuts et enregistrement légal, états financiers audités, politiques (lutte contre la fraude, protection contre l'exploitation et les abus sexuels, sauvegarde de l'enfance, lutte contre le terrorisme), système de suivi-évaluation, expérience prouvée dans la zone. Un dossier institutionnel à jour fait gagner des semaines.
4. Repérer les appels
Suivez la page Appels à propositions de ce site, les portails officiels des bailleurs et les clusters de votre pays : les allocations des fonds pays y sont annoncées et discutées. Participer aux réunions de cluster est souvent la meilleure porte d'entrée.
5. Localisation : une chance pour les ONG nationales
Les engagements du Grand Bargain visent à faire passer plus de fonds directement aux acteurs locaux. Les fonds pays en sont le premier canal. Un partenariat équitable avec une ONG internationale (budget de fonctionnement inclus, visibilité, montée en compétences) est aussi un bon tremplin.